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vendredi, octobre 23, 2020

FAQ

Se syndiquer... Pourquoi?

Un syndicat est d’abord et avant tout un outil non négligeable pour les travailleurs désireux d’améliorer leurs conditions de travail tout en défendant leurs droits auprès de l’employeur.

Ainsi, le but premier d’une association syndicale est d’offrir aux travailleurs une solidarité parmi ses membres, laquelle permet d’obtenir respect, dignité, justice et parité de la part de l’employeur. Un syndicat vise aussi à éliminer le favoritisme de l’employeur lors de l’attribution des postes, des promotions, des choix d’horaires, des vacances mais aussi de protéger ses membres de décisions arbitraires de l’employeur dans les cas de mises à pied et/ou de congédiements.

Les points énumérés ci-haut sont donc les motivations les plus courantes des travailleurs pour adhérer à un syndicat.

Qui peut se syndiquer?

L’article 3 du Code du travail, (Provincial), et l’article 8. (1) du Code canadien du travail stipulent que tout salarié et/ou employé a le droit et est libre de choisir d’appartenir à un syndicat. Toutefois, selon les dispositions desdits Codes, les salariés et/ou employés cadres et représentants de l’employeur sont exclus et ne peuvent donc pas faire partie d’une unité d’accréditation.

Pourquoi choisir le local 106 des « Teamsters »

Le Local 106 figure parmi les plus grands locaux au Canada et nous croyons fermement que nous détenons la meilleure structure syndicale. En joignant nos rangs, vous profitez de notre expérience dans plusieurs secteurs d’activités et vous bénéficiez ainsi d’un plus grand pouvoir de négociation afin d’obtenir de votre employeur des salaires non seulement adéquats mais surtout concurrentiels aux autres salaires du même secteur d’activités. Nos agents syndicaux forment une équipe expérimentée et vous êtes donc entre bonnes mains. Honnêteté, intégrité et transparence font partie de nos valeurs. Un atout non négligeable aussi à considérer, grâces aux cotisations équitables que vous versez, vous bénéficiez en plus des services d’avocats professionnels pour vous défendre auprès de la CSST ou encore auprès de l’assurance emploi, créant ainsi un juste retour du balancier.

Quelles sont les conditions pour l'obtention d'une accréditation par le syndicat?

Au moment du dépôt de sa requête en accréditation auprès de la Commission des relations du travail ou du Conseil canadien des relations industrielles selon le cas, le syndicat doit détenir une majorité de cartes d’adhésion dûment signées par le groupe de travailleurs qu’il souhaite représenter (c’est-à-dire 50% +1). Afin d’assurer la validité de ces cartes d’adhésion, chaque salarié et/ou employé concerné doit défrayer de sa poche un montant de 2$ (au provincial) et de 5$ (au fédéral) lesquels montants sont prévus par les lois applicables.

Quand peut-on adhérer à un syndicat ou changer d'allégeance syndicale?

Une requête en accréditation peut être déposée par le Syndicat en tout temps si aucun autre syndicat n’est déjà en place pour représenter les salariés et/ou employés concerné. Dans le langage commun, on dit qu’il s’agit ainsi d’un « champ libre ». Toutefois, si un syndicat est déjà en place, l’association syndicale désireuse d’obtenir une accréditation doit alors se conformer aux articles du Code du travail et/ou du Code canadien du travail, selon le cas et respecter les procédures ainsi que les délais prescrits. À cet égard, notre agent de recrutement, M. Claude Chagnon, est alors la personne toute indiquée pour répondre à vos questions, tant pour une première accréditation que pour un changement d’allégeance syndicale. Vous trouverez d’ailleurs ses coordonnées sous la rubrique « Se Syndiquer » de notre site web.

Est-ce que mon employeur sait si j'ai signé une carte?

La réponse est claire : NON. Le choix par un salarié et/ou un employé de joindre un syndicat ne doit être révélé par quiconque au cours du processus menant à l’accréditation et de telles informations ne peuvent être divulguées uniquement qu’aux représentants de la Commission des relations du travail et/ou du Conseil canadien des relations industrielles, selon le cas, et ce, pour fins d’enquête. Ces mêmes représentants sont quant à eux tenus par la Loi de ne pas divulguer ces informations.

Mon employeur a-t-il le droit de me congédier s'il soupçonne que j'ai signé une carte?

Tel que prévu par la Loi, aucun congédiement ne peut être imposé à un salarié et/ou à un employé par un employeur sous prétexte d’avoir signé une carte d’adhésion syndicale et/ou sous prétexte qu’un salarié et/ou employé a pris part à des activités syndicales. Si l’employeur décide quand même de congédier un salarié et/ou un employé, il devra alors prouver aux autorités compétentes qu’il a congédié le salarié et/ou l’employé pour cause juste et suffisante autre qu’en raison d’opinion ou d’activités syndicales du salarié et/ou employé concerné. Le défaut de l’employeur de produire une preuve suffisante se résulte par la réintégration du salarié et/ou de l’employé à son poste dans les délais prescrits par la Loi et il doit alors verser à ce dernier son plein salaire et ce, rétroactivement à la date du congédiement.

Il est important de vous mentionner qu’en pareil cas, une plainte doit alors être transmise aux autorités compétentes dans les délais prescrits, soit à la Commission des relations du travail dans le cas d’une juridiction provinciale ou au Conseil canadien des relations industrielles dans le cas d’une juridiction fédérale. Notre agent de recrutement s’avère alors être encore la meilleure personne sur laquelle vous pouvez compter pour vous aider à défendre vos droits auprès des autorités compétentes. (Voir la rubrique « Se Syndiquer» pour obtenir ses coordonnées).

Mon employeur a-t-il le droit de modifier mes conditions de travail à partir du moment où le processus d'accréditation est commencé?

NON. Les articles pertinents des Code du travail et du Code canadien du travail stipulent que l’employeur n’a pas le droit de modifier les conditions de travail d’un salarié et/ou employé sans le consentement du syndicat, qu’il s’agisse : du salaire, de l’horaire, des fonctions et/ou tâches etc.

Quelles sont les méthodes les plus fréquemment utilisées par l'employeur pour « faire peur » à ses salariés et/ou employés lors d'une campagne de syndicalisation?

La menace la plus fréquemment utilisée par les employeurs est sans contredit la menace de fermeture de l’entreprise. À cela s’ajoute aussi la distribution par l’employeur de différents mémos à l’intention des salariés et/ou employés, visant à faire circuler des faussetés sur les intentions du syndicat et à empêcher ses salariés et/ou employés de se syndiquer.

D’autres employeurs tenteront plutôt d’implanter un syndicat indépendant, communément appelé « syndicat de boutique », qu’il pourra contrôler à sa guise et avec le but d’arriver ultimement à diviser ses employés, à semer la zizanie parmi eux, ou encore malgré les articles de loi interdisant formellement cette pratique, à faire effectuer des enquêtes individuelles pour arriver à connaître les noms des salariés et/ou employés qui ont signé des cartes d’adhésion.

Se syndiquer

Vous voulez adhérer à un syndicat ou encore quitter le vôtre et joindre les rangs d’un autre syndicat? Vous voulez simplement trouver des réponses à vos questions en matière d’affaires syndicales? Notre agent de recrutement et responsable de l’organisation est disponible pour vous aider en tout temps.